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Lettre ouverte à Jacques GENEREUX: Nous, on veut !

17 janvier 2012 par Gilles

 par Samuel Schweikert ( 1a),

Sous le couvert d'une lettre ouverte à Jacques Généreux ( 1b), rédigée en réaction à son dernier livre Nous, on peut ! (Seuil, 2011), cette supplique s'adresse aux militants du Front de gauche et, au-delà, aux organisations politiques qui refusent d'envisager le démantèlement de l'Union européenne.

 

« L'Europe sociale » as usual 
Après la lecture de la préface et du premier chapitre de ton dernier livre, il serait difficile d'en douter : le Parti de Gauche semble avoir mis dans sa poche pour un bon moment l'utopie du fédéralisme européen. (2 ) Il s'engage dans la voie de la
désobéissance européenne, appelant le peuple français à reprendre autant que de besoin les instruments de la souveraineté pour s'affranchir du néolibéralisme. Dans une perspective internationaliste et de gauche, cela va sans dire.

 

Mais d'après les mesures proposées ensuite, on comprend que ta « quatrième voie » est aussitôt envisagée comme moyen d'entraîner une nouvelle grande poussée d' « intégration » européenne ! (3 )

 

Certes, tu es clair sur l'ordre de tes deux priorités : d'abord mener une politique de gauche appuyée sur le suffrage universel, quitte à assumer toute rupture nécessaire d'avec l'UE ; « l'intégration » européenne ensuite, et à condition qu'elle respecte les exigences ainsi décidées.

 

Mais sans compter que les chances de succès de ton projet européen sont infimes (du fait du très haut niveau d' « intégration » qu'il suppose), je doute fort que ta stratégie suffise à nous faire passer le cap d'une terrible crise et surtout, je te le demande : où donc s'agirait-il d'aller ? Ce qui est moins clair que tout, dans ce projet, c'est l'architecture que pourrait bien avoir un ensemble d' « institutions européennes [...] démocratiques ».

 

En particulier, tu tiens fortement à sauver la monnaie unique. Mais tu ne veux pas pour autant d'un euro antisocial, bien sûr. Conséquences inévitables : il faudra « contrôler démocratiquement » la BCE et gérer tout aussi démocratiquement un système de redistribution massive entre États membres, après quoi il faudra une convergence fiscale par le haut ainsi qu'un budget européen incomparable à l'actuel, finançant plein de services publics européens... Bref, il faudrait très vite disposer d'un système parlementaire européen digne de ce nom.

 

On en vient à se demander pourquoi tu défends la monnaie unique plutôt que l'idée d'une monnaie commune : techniquement, toute ton argumentation soutient la seconde option. La réponse est donnée dans les dernières pages, même si on la sentait venir : elle tient toute à l'ambition d'une « intégration économique et politique » européenne, par opposition à la simple « coopération internationale ». (4 )

COMPRENDRE LA DETTE PUBLIQUE

25 novembre 2011 par Gilles

 

 

 

 

LE LIMOUSIN EXCLU DU POCL

18 novembre 2011 par Gilles

par François MAIREY-ROUVELOUP  Porte-parole du collectif citoyen anti LGV et pro POLLT, au titre du M’PEP 87                               

Le projet de Ligne à Grande Vitesse intitulé POCL pour Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon a pour seule finalité de créer un itinéraire bis pour l’actuelle ligne de TGV Paris Lyon proche de la saturation puisque les trains y enregistrent un pourcentage de 20 % de retard.

Pour « vendre » ce projet aux leaders d’opinion des cinq régions concernées, l’Auvergne, la Bourgogne, le Centre, l’Ile-de-France et Rhône-Alpes, une CPDP (Commission particulière du débat public)  présidée par Michel Gaillard organise une tournée de 27 réunions publiques entre le 3 octobre 2011 et le 31 janvier 2012 pour recueillir des avis en rapport avec quatre tracés proposés.

Une réception favorable de ce projet par l’opinion publique, suppose que l’on ajoute à la finalité première de ce POCL, des objectifs secondaires : - raccorder Orléans au réseau TGV, - améliorer la desserte de Bourges et des villes du grand centre, - mettre Clermont-Ferrand à 2 heures de Paris et à 1 h 20 de Lyon.

Dans sa bienveillante magnanimité, le Président de la CPDP a accepté que son cirque médiatique fasse étape, le 4 novembre, à Guéret chef-lieu d’un département, la Creuse, situé dans une région, le Limousin, pourtant exclue du POCL.

SORTONS LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE !

20 septembre 2011 par Gilles

 

Signez l’Appel à référendum lancé par le M’PEP !

Depuis le tournant ultralibéral des années 1980, et encore plus depuis la crise économique et financière de 2008, l’Union européenne ne parvient plus à cacher sa vraie nature. Pièce maîtresse de la mondialisation capitaliste, elle mène des politiques taillées sur mesure pour les classes dirigeantes, en totale contradiction avec les intérêts des peuples. Pour s’assurer que rien ne viendra entraver la marche de cet eurolibéralisme, les dirigeants européens ont bâti un système juridique terriblement efficace, qui consacre la primauté du droit communautaire sur les droits nationaux.

Les traités, les directives, les règlements européens s’imposent aux Etats membres, qui, même s’ils le souhaitaient, ne pourraient plus se soustraire à un ordre juridique au service des politiques libérales qui privatise, dérégule, met en concurrence, favorise la casse des droits sociaux et de l’emploi ou empêche de redistribuer réellement les richesses.

L’adoption du dernier traité en date, le Traité de Lisbonne, constitue la plus incroyable des forfaitures. Non seulement il est adopté en France (comme dans tous les Etats membres, à l’exception de l’Irlande) par voie parlementaire malgré le rejet à 54,68% du TCE le 29 mai 2005. Mais surtout, le 4 février 2008, le Congrès (députés et sénateurs) modifie le titre XV de la Constitution française qui est augmenté d’un article 88-1 qui stipule notamment : « La République […] peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne… ». Ainsi, la Constitution elle-même est inféodée au droit européen !

Dans ces conditions, toute politique de gauche est interdite en France et dans les autres pays de l’UE. En effet, un gouvernement de gauche qui voudrait s’opposer, par exemple, à des directives européennes de libéralisation, ne le pourrait pas. La droite saisirait immédiatement le Conseil constitutionnel au motif que refuser d’appliquer une directive européenne n’est pas conforme à la Constitution puisque celle-ci, désormais, a intégré le traité de Lisbonne. Même chose pour un gouvernement de gauche qui voudrait déconstruire l’édifice juridique néolibéral bâti au fil du temps par l’Union européenne. Il ne fait aucun doute que le Conseil constitutionnel annulerait de telles décisions prises par une majorité de gauche.

Pour mener des politiques de gauche, il faut donc sortir de l’Union européenne ou sortir de l’ordre juridique européen, ce que le M’PEP nomme la « désobéissance européenne ». Pour ce faire, il faut ôter de la Constitution française toute référence au droit européen en général et au traité de Lisbonne en particulier.

C’est la raison pour laquelle le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Une majorité de gauche au pouvoir devrait convoquer ce référendum immédiatement après son élection. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».

Septembre 2011.

Envoyez nous votre signature par courriel à fed87@m-pep.org

SORTIR DE L 'EUROLIBERALISME

20 septembre 2011 par Gilles


SORTIR DE L'EUROLIBÉRALISME par M-PEP

CONFRONTATION LE PEN-NIKONOFF SUR FRANCE 2

19 juillet 2011 par Gilles

Argumentaire anti-FN


 


Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).


Le jeudi 23 juin 2011 sur la chaîne de télévision France 2, lors de l’émission animée par le journaliste David Pujadas à 20h35 « Des paroles et des actes », Madame Le Pen a été mise en scène. Le M’PEP, dont un des porte-parole a été cité pour son livre Sortons de l’euro ! Restituer au peuple la souveraineté monétaire (Mille et une nuits, 2011), fait les constats suivants :

  • Marine Le Pen est une politicienne attrape-tout que le microcosme politico-médiatique nourrit tout en se défendant du contraire.
  • La version d’extrême droite de la sortie de l’euro préconisée par le Front national enfoncerait davantage encore le pays dans la crise et s’oppose radicalement à la sortie de gauche de l’euro.

C’est pourquoi le M’PEP a décidé de décoder le discours de Marine Le Pen (et celui de ses pseudo-contradicteurs journalistico-médiatico-politiques). Pour y parvenir, nous avons repris les vrais questions des journalistes et les vraies réponses de Le Pen lors des cette émission de télévision, mais nous avons introduit fictivement Jacques Nikonoff qui va répondre à sa manière aux journalistes et à Le Pen !

Analyse du projet de programme du Front de gauche par le M’PEP.

27 juin 2011 par Gilles

Introduction et résumé
Le texte diffusé à la presse le 8 juin 2011 par le Front de gauche, intitulé « Ce que nous voulons : l’humain d’abord ! », et sous-titré « Front de gauche – Programme populaire et partagé », a fait l’objet d’une analyse approfondie par le M’PEP sur cinq questions qui, de son point de vue, sont décisives : social et emploi, Union européenne, marchés financiers, libre-échange, environnement. Les sujets non traités dans le présent document le seront ultérieurement. Comme il s’agit d’un projet de programme et non d’un programme définitif, le M’PEP accompagne son analyse de propositions. L’objectif du M’PEP est de suggérer au Front de gauche de modifier radicalement son projet pendant qu’il en est encore temps. Le M’PEP est disponible pour tout contact et toute réunion de travail.
Rappelons que le M’PEP a participé activement aux côtés du Front de gauche aux campagnes des élections européennes, régionales, et cantonales dans certains départements.
L’opinion générale du M’PEP sur le projet de programme du Front de gauche est la suivante : ce projet ne permet pas de sortir de la crise. Les mobilisations populaires ne se développent pas simplement à partir de grands objectifs généraux, mais aussi et peut-être surtout à partir des moyens qui sont proposés pour les atteindre, c’est-à-dire la stratégie. Or le projet de programme du Front de gauche est muet sur cette question cruciale et ne propose aucun chiffrage des mesures qu’il envisage, rendant l’ensemble incantatoire.

LA GAUCHE DOIT ASSUMER DE DÉSOBÉIR À L’UNION EUROPÉENNE

11 mars 2011 par Gilles

Par Aurélien BERNIER, secrétaire national du M’PEP,
 auteur du livre Le Climat, otage de la finance, Éd Mille et une nuits, 2008.
Désobéissons à l'Union Europénned' Aurélien Bernier

    Fermons les yeux et rêvons un peu. Nous sommes en 2012, au printemps. La gauche radicale française sort enfin victorieuse des élections présidentielle et législatives. Mais passées l’immense fête populaire que mérite un tel succès et la mise en place d’un gouvernement, il se pose un problème crucial aux nouveaux dirigeants. Si cette gauche radicale se réfère au droit communautaire qui s’impose aux États membres, elle doit renoncer à mettre en œuvre son programme social, écologique et solidaire, qui est par nature incompatible avec les traités de l’Union européenne.

    Il fut une époque où la gauche répondait clairement à ce problème. Dans son chapitre consacré à l’Europe, le programme commun de 1972 du Parti communiste français, du Parti socialiste et du Mouvement des radicaux de gauche indiquait : « Le gouvernement aura à l’égard de la Communauté économique européenne un double objectif. D’une part, participer à la construction de la CEE (…) avec la volonté d’agir en vue de la libérer de la domination du grand capital, de démocratiser ses institutions, de soutenir les revendications des travailleurs et d’orienter dans le sens de leurs intérêts les réalisations communautaires ; d’autre part, de préserver au sein du marché commun sa liberté d’action pour la réalisation de son programme politique, économique et social. »

SORTIR DE L'EURO : LES ARGUMENTS DES PRO-EURO

Arguments A
Réponses R

A-« Sortir de l’Euro, c’est reprendre les arguments de l’extrême droite ».
R -Rester dans l’euro, c’est alimenter l’extrême droite, c’est lui laisser le monopole de la défense des salariés.

A-« L’effet immédiat d’une sortie de l’euro serait une dévaluation de la monnaie nationale, donc une hausse de la dette libellée en euros : la pression des marchés en serait accrue ».
R - Oui, il y aurait sans doute dans un premier temps dévaluation, d’où des exports plus aisés, mais des imports plus chers : les délocalisations ne deviendraient plus si rentables. A terme, ce qui était importé sera substitué autant que possible par la production sur place. Mais le but principal de la production d’un pays est-il d’exporter, ou de produire en priorité produire pour les besoins de ses citoyens ? Le taux d’ouverture des USA est seulement de l’ordre de 12 % de son PIB. Les 27 % de la France, c’est beaucoup trop. Ajoutons qu’une dévaluation aurait aussi pour effet de rendre moins rentables les exports de capitaux (épargne), ce qui freinerait le pompage américain de notre épargne nationale qui nous empêche d’investir depuis le début des années 90. Quant à la dette libellé en Euro : il faudra déclarer à la sortie qu’un Franc = un Euro. S’ils spéculent tant pis pour eux.
Selon Sapir : l’équilibre euro /dollar serait de 1,30 pour l’Allemagne, 1,05 pour la France, en dessous de 1 pour les autres pays. L’euro « fort » (fixe serait un terme plus juste) est donc indolore pour la seule Allemagne.

DE L’URGENCE DE REJOINDRE LE M’PEP

Pour réveiller la gauche et apporter des réponses à la hauteur de la crise et des aspirations populaires !

La gauche a besoin du M’PEP…

Dès sa création en mai 2008, le M’PEP s’est fixé pour objectif de contribuer à la création d’une grande force politique de gauche. C’est-à-dire une force politique qui porte un véritable programme de gauche et qui devienne majoritaire en France. Une force politique qui passe devant le Parti socialiste dont la politique n’est plus à gauche depuis le tournant de la rigueur en 1983.

Le M’PEP ne prétend donc pas rassembler la gauche de gauche autour de lui, ni être un « parti creuset », mais entend apporter sa contribution aux débats… voire les provoquer.

En l’état actuel des choses, aucune organisation politique ne peut se prévaloir de rassembler autour d’elle. Et d’ailleurs serait-ce souhaitable ? En outre, une grande force politique de gauche ne peut s’envisager que par la mise en débats de ce qui rassemble mais aussi de ce qui divise la gauche. En d’autres termes, la création d’une grande force politique de gauche ne peut se fonder sur la recherche d’un consensus à minima, mais seulement sur l’acceptation des divergences idéologiques qui la traverse.

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